Une version abracadabrantèsque digne de celle de Tchernobyl

La version abracadabrantèsque digne de Tchernobyl !!

 

 

 

Bonjour à vous,

J'ai publié, dans un précedent billet, le récit de ce qui s'est passé le 25 janvier 2008 à Transcom Raon l'étape. Ce qui est relaté dans ledit billet est ce qui s'est réellement passé ce jour là (étant moi même témoin et acteurs puisque j'ai été hospitalisé).

Je vais aujourd'hui vous faire connaître la version abracadabrantèsque de la Direction de Transcom. En le lisant, vous vous demanderez certainement si cette version n'a pas été plagiée, un parallèle pouvant être fait avec la verrsion qui fût donné suite à l'accident de Tchernobyl.

Avant de vous livrer un compte rendu de la version défendu corps et âme par la Direction, il est bon de vous donner une petite définition de ce qu'est le Comité d'Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT):

Le CHSCT a pour mission de contribuer à la protection de la santé et de la sécurité des salariés ainsi qu’à l’amélioration des conditions de travail. Composé notamment d’une délégation du personnel, le CHSCT dispose d’un certain nombre de moyens pour mener à bien sa mission (information, recours à un expert…) et les représentants du personnel, d’un crédit d’heures et d’une protection contre le licenciement. Ces moyens sont renforcés dans les entreprises à haut risque industriel. En l’absence de CHSCT, ce sont les délégués du personnel qui exercent les attributions normalement dévolues au comité.


Maintenat, commençons.

Lundi 28 janvier 2008, s'est tenu une réunion extraordinaire du CHSCT composé de :

 

 

-         Mlle N (Chef d’Etablissement)

-         Mme P (DRH Europe Sud)                                     

-         M. W (RRH Transcom Raon)

-         Mlle B (RS )

-         M. C (RS)

-         Mme L (RS)

-         Mr H (RS SUD PTT)

-         Mme R (élue CHSCT)

-         Mlle S (élue CHSCT)

-         M. Z (secrétaire CHSCT)

-         M. T (Inspecteur DDTEFP)

-         Mr M (Ingénieur conseil CRAM)

-         Dr E (Médecin du travail)

-         Mlle F (témoin).

 

  •   Madame N, Chef de l'Etablissement prend la parole et explique que tôt le matin du 25 janvier 2008, un membre du personnel s'est senti mal. Une odeur suspecte étant présente, les produits d'entretien ont été incriminés, mais renseignements pris, aucun changement de produits n'avait été opéré. (...) Suite aux nombre croissant de malaises, l'établissement est évacué totalement vers 11h00 (36 hospitalisations selon les chiffres de la direction ndm*). Le collège à proximité est également évacué et 8 personnes (6 enfants et 2 adultes) ont été hospitalisées.Madame N informe que suite à ces évènements, le Procureur de la République a engagé une enquête et mandaté expert pour examiner les installations de l'entreprise (or aucun document dudit expert n'a été présenté ni aux victimes ni au membres du CHSCT depuis ndm). La société qui s'occupe de la maintenance du système de climatisation a effectué des relevé dans l'entreprise. Un détecteur a eté placé à l'extérieur, dans la cour du collège afin de détecter le taux de plolution (bizarre lorsue les malaises ont eu lieu à l'intérieur et non à l'extérieur)

 

  • Mr H (RS** SUD PTT) dit que les salariés ne pourront reprendre le travail tant que l'origine de l'intoxication ne sera pas connu. Ce à quoi Mme P (DRH Europe Sud absente lors des évènements du 25/01/08) rétorque que l'incident est lié à des conditions atmosphériques exeptionnelles. L'entreprise est située dans une cuvette et le jour de l'intoxication, le ciel était anormalement bas (bigre! Astérix avait raison d'avoir peur que le ciel ne lui tombe sur la tête alors...ndm).  l'enquête judiciare tend à démontrer que la pollution a amené une forte concentration de molécules monoxyde de carbone (...). 

 

  • M. C (RS) fait remarquer que, lorsqu'il est arrivé sur les lieux à 13h, il a ressenti une odeur piquante. (aucune explication donnéé par la direction ndm).

 

  • M. Z (secrétaire CHSCT) reprend le cours des évènements et explique que tout a commencé à 8h30 par un premier malaise. Une odeur qui piquait les yeux et la gorge était nettement décelable. La victime a été accompagnée à l'extérieur où elle se sentait mieux. Ensuite, plusieurs autres personnes  situés dans le périmètre immédiat du poste de travail de la première victime  ses ont à laur tour senties mal. Les malaises et évanouissements se succédant, le peronnel a décisé spontanément de sortir sans attendre l'accord de la direction.

 

*NOTE DE MOI

**REPRESENTANT SYNDICAL

 

Voilà le compte rendu de la réunion dont je possède le procès verbal complet. Ce compte rendu met en évidence plusieurs anomalies et contradictions :

1/ la direction parle bien elle même d'une "odeur suspecte" et va même vérifié les produits d'entretien alors que le monoxyde de carbone est dangereux du fait qu'il est inodore

2/l'installation de détecteurs à l'extérieur alors que les malaises ont eu lieu à li'intérieur. question par rapport à cela :les pompiers et gendarmes composant le plan rouge n'avait pas de combinaison de protection, ni les badauds ni personnes. Alors pourquoi, si la pollution était extériure, ces personnes n'ont pas ressenti de malaise, ou ne se sont pas évanouis ?

3/aucun document d'expert indépendant n'a été fourni

4/l'explication abracadabrantèsque des conditions atmosphériques qui ont fait que les molécules de monoxyde de carbone se sont balladées tranquillement pour se déversé au dessus de l'entreprise et du collège.

5/Selon Madame P, l'enquête judiciare tend à prouver que la pollution a amené une forte concentration de molécules de monoxyde de carbone alors que cette enquête était toujours en cours au moment de la réunion et qu'elle l'est encore.

6/M. C affirme la présence d'une odeur irritante alors que le monoxyde de carbone est dangereux du fait qu'il est inodore

7/M. Z réaffirme la présence d'une odeur piquante et affirme également que les victimes se sentaient meiux à l'extérieur

 

A la lecture du procès verbal dans son intégralité, d'autres anomalies et incohérences apparaissent. Pour de plus amples informations, vous pouvez me contacter par e-mail à on-veut-la-verite@live.fr.

 

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