4 salariés (dont votre serviteur) continuent à exercer leur droit de retrait, rien n'étant fait pour assurer la sécurité au travail

 


Souvenez-vous : le 25 janvier 2008, une intoxication massive et mystérieuse touchait environ 150 salariés de Transcom à Raon l’Etape.
La totalité des élèves du collège voisin avait dû être évacué en urgence et devant l’ampleur de la catastrophe, les victimes avaient été dirigées vers les hôpitaux de Lunéville, Saint Dié et Epinal.
 
Le jour même, l’ensemble des salariés faisait usage de son droit de retrait. Face aux pressions et dénégations de la direction, tous, sauf 4 représentants du personnel SUD TRANSCOM (fédération SUD PTT) reprenaient, malgré eux,  le travail.
Plutôt que d’assumer ses responsabilités, la direction de Transcom mettait alors en place une habile stratégie de communication en évoquant un mystérieux nuage toxique qui aurait stagné juste au dessus de l’entreprise. Des conditions météorologiques quasi paranormales sont mentionnées, curieusement relayées par l’Etat.
Personne n’explorera les pistes évoquées par les 4 salariés, pas même celle, plus que probable, de la dégradation du liquide de climatisation en un gaz de combat mortel : le phosgène !
Refusant de s’exposer à ce risque inconnu, les 4 représentants du personnel maintiendront leur droit de retrait et se retrouveront isolés de leurs collègues, du comité d’entreprise et du comité d’hygiène et de sécurité où ils siègent.
L’employeur parachèvera cette mise à l’écart en ne payant pas les salaires dus pendant 5 mois, en cherchant à les épuiser financièrement et finira par les « démissionner ».
L’absence de réaction de l’employeur entraînera à plusieurs reprises en 2008 et 2009, l’évacuation de l’ensemble de l’entreprise.
 
Pour ne pas avoir accepté de mettre leur vie en danger au travail, pour avoir défendu les droits de l’ensemble des salariés de Transcom, pour avoir exigé qu’un employeur prenne ses responsabilités, ces 4 salariés auront perdu leur emploi, auront dû s’endetter, auront dû supporter toutes les conséquences sociales d’une telle exclusion !!! 

Ces 4 camarades ont dû saisir le conseil de Prud'homme afin de faire valoir leurs droits. LE CONSEIL DE PRUD'HOMME LEUR A DONNE RAISON ET A CONDAMNE LA SOCIETE TRANSCOM ! (le 16/11/09)

Cependant, l'établissement n'entend pas vouloir assumer ses responsabilité et à interjeté en appel. Une nouvelle audience aura donc lieu à la cour d'appel de Nancy.



 

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